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Nos objectifs

L’Union africaine et l’Union européenne promeuvent une approche constructive et multidimensionnelle de la migration, appuyant les cadres et les dialogues existants. Les principaux objectifs dans ce domaine sont de renforcer le dialogue et la coopération Afrique-Europe en matière de migration et de mobilité et de traiter les causes profondes de la migration clandestine et des déplacements forcés. L’UE et l’UA soulignent l’importance d’une gestion efficace de la migration clandestine, dans un esprit de partenariat et de responsabilité partagée. Cette gestion se fait dans le plein respect de la législation nationale et internationale et des obligations des droits de l’homme, afin de maximiser le potentiel de développement pour l’Afrique et pour l’Europe. Une attention particulière sera accordée à la participation des jeunes migrants et de la diaspora.

Principaux domaines de coopération

 

 

En tenant compte des dialogues existants (à savoir le Plan d’action conjoint de La Valette, les processus de Rabat et de Khartoum, et l’initiative UA-Corne de l’Afrique contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains), l’UE et l’UA s’engagent à renforcer leur coopération et à approfondir les échanges complémentaires en matière de migration et de mobilité. Leur objectif principal est de développer et de convenir d’un cadre conjoint pour un dialogue continental renforcé en matière de migration et de mobilité.

 

Le Sommet de La Valette de 2015 sur la migration a rassemblé les dirigeants européens et africains qui ont convenu du Plan d’action conjoint de La Valette. L’objectif de cette initiative était de renforcer la coopération et de relever différents défis, tout en examinant également les possibilités offertes par la migration grâce à un plan d’action. Ce plan d’action comporte cinq priorités :
  1. les avantages que comporte la migration en termes de développement et la lutte contre les causes profondes de la migration clandestine et des déplacements forcés;
  2. la migration légale et la mobilité;
  3. la protection et l’asile;
  4. la prévention et la lutte contre la migration clandestine, le trafic de migrants et la traite des êtres humains;
  5. le retour, la réadmission et la réintégration des migrants.

Les mécanismes existants des processus de Rabat et de Khartoum aident à contrôler la mise en œuvre du Plan d’action conjoint de La Valette. Le processus de Rabat (le dialogue euro-africain sur la migration et le développement) a été créé en 2006, rassemblant les pays européens et les pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest et d’Afrique centrale. Le processus de Khartoum a été lancé en 2014 en tant que plateforme pour la coopération politique entre les pays concernés par la route migratoire qui s’étend de la Corne de l’Afrique à l’Europe. Un de ses objectifs fondamentaux consiste à donner un nouvel élan à la collaboration régionale entre les pays d’origine, de transit et de destination. Les dialogues EU-Afrique sur la migration sont soutenus par l’UE à travers son programme panafricain.

Le dialogue Afrique-UE sur la migration et la mobilité (DMM) bénéficie d’un soutien spécifique par l’intermédiaire d’un engagement à hauteur de 18,5 millions d’euros au titre du programme panafricain. Il vise à améliorer la gouvernance de la migration et de la mobilité en Afrique et entre l’Afrique et l’UE, tout en renforçant également la protection des droits des migrants. Sa mise en œuvre repose sur trois éléments interconnectés : 1. le dialogue Afrique-UE ; 2. le renforcement des capacités; 3. le soutien à la diaspora africaine, notamment grâce à une plateforme spécifique.

 

Le partenariat souligne la nécessité de trouver des solutions aux possibilités de migration régulière, notamment en matière de migration de travail et de mobilité des entrepreneurs, des étudiants et des chercheurs. Cette volonté montre l’importance d’un travail conjoint et rapide sur tous les aspects liés à la migration clandestine.

 

L’UE et l’UA soulignent la nécessité de lutter contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains et de décourager la migration clandestine. Lutter contre la vulnérabilité particulière des femmes, des jeunes et des enfants, notamment les enfants non accompagnés ou séparés de leur famille, revêt une importance particulière.

 

L’UE et l’Afrique partagent le même engagement : fournir une assistance aux personnes fuyant les conflits et la persécution, notamment les PDI (personnes déplacées internes), et reconnaître que la grande majorité des réfugiés africains émigrent sur le continent africain. Les efforts continuent afin de leur garantir une protection, conformément aux normes internationales, de créer des possibilités d'accueil pour les réfugiés et les communautés qui les reçoivent et de trouver des solutions durables à leur situation. Soutenir la mise en œuvre du cadre global d’aide aux réfugiés constitue une priorité.

 

Le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour la stabilité s’attaquant aux causes profondes de la migration clandestine et des personnes déplacées en Afrique (TFUE pour l’Afrique), vise à encourager la stabilité et à contribuer à une meilleure gestion de la migration. Pour ce faire, il s’attaque aux causes profondes de la déstabilisation, notamment des déplacements forcés et de la migration clandestine. Le Fonds fiduciaire est doté de plus de 3,4 milliards d’euros et met en œuvre des activités dans trois régions d’Afrique : le Sahel et le lac Tchad, la Corne de l’Afrique et le nord de l’Afrique. Il a été lancé lors du Sommet de La Valette sur la migration en 2015.

Le groupe de travail conjoint UA-UE-NU chargé d’améliorer la situation des migrants en Libye a été établi en marge du Sommet UA-UE 2017, dans le but de sauver et de protéger la vie des migrants et des réfugiés le long des routes migratoires, en particulier en Libye. Il vise à accélérer les retours volontaires assistés vers les pays d’origine ainsi que la réinstallation des personnes nécessitant une protection internationale. L’UE a adopté de nouveaux programmes dotés de 150 millions d’euros en février 2018 afin de soutenir le groupe de travail, de protéger les migrants et de soutenir leur retour et leur réintégration en Afrique. Les activités sont mises en œuvre conjointement avec l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM) et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

 

L’UE et l’UA soutiennent l’Institut africain pour les transferts de fonds, afin d’en faire un point focal pour toutes les parties prenantes aux transferts de fonds africains. En outre, les deux unions continuent de promouvoir des transferts de fonds moins coûteux, plus sûrs, plus rapides et conformes à la législation et de tirer profit de ces transferts pour des investissements nationaux productifs en Afrique ainsi que le développement social et économique.

 

 

Lire l'intégralité de la  Déclaration du 5e Sommet UA-UE

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Projets & initiatives phares

Cliquez sur une image ci-après pour découvrir des exemples de nos actions contribuant à ce domaine prioritaire. La coopération entre l’Afrique et l’UE dépasse cette sélection et a lieu dans de nombreux cadres différents.

Surveillance mondiale de l’environnement et la sécurité (GMES)

© European Union

Soutien au Dialogue Afrique-UE sur la migration et la mobilité

Saviez-vous?