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Vision 2010 – la voie à suivre pour le partenariat Afrique-UE

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Date de publication: 
26/02/2010

Les 29 et 30 novembre 2010, les dirigeants africains et européens participeront au troisième sommet de haut niveau UE-Afrique, qui se tiendra à Sirte, en Libye. Avant la tenue du sommet, il reste beaucoup de travail à accomplir au niveau du partenariat UE-UA afin d'assurer le succès de la réunion...

Dans cette perspective, un Comité de pilotage a été formé en vue de relever les défis à venir. Lors d'un séminaire informel organisé par Casa Africa et la présidence espagnole de l'UE à Las Palmas, à Gran Canaria, les 15 et 16 février, des discussions franches et ouvertes ont été menées sur les questions les plus importantes à prendre en considération à l'approche du sommet.

Se tourner vers l'avenir

En 2007 à Lisbonne, la portée du partenariat Afrique-UE a été étendue aux problèmes mondiaux, tels que le changement climatique, en vue de s'écarter des relations postcoloniales conventionnelles et d'inclure autant d'acteurs non étatiques que possible. Ces objectifs ont été confortés par la création du 1er plan d'action pour la période 2008-2010. L'examen à mi-parcours de cette stratégie montre que des progrès ont été réalisés au sein du comité: la coopération entre les fonctionnaires a été renforcée, la déclaration conjointe à Poznań, qui s'est déroulée en prélude au sommet de Copenhague, a montré l'engagement commun pour la lutte contre le changement climatique, et les missions d'observation électorale ont été déployées comme prévu. Il s'agit désormais de continuer sur cette voie et de profiter du prochain sommet afin de libérer tout le potentiel de la stratégie commune Afrique-UE (JAES) dans le cadre d'un deuxième plan d'action.

Travail d'équipe

La réunion de Las Palmas s'est avérée être un forum utile pour rassembler pour la première fois les membres du Comité de pilotage créé afin d'assurer la réussite du sommet et de permettre à la nouvelle présidence malawienne de l'UA de trouver ses points de repère. Elle a permis d'éclairer tous les participants sur les questions clés et les méthodes de travail et de discuter de la manière de procéder. La décision d'appliquer les règles de Chatham House a permis aux interlocuteurs de s'exprimer avec franchise, sans que leurs propos soient attribués à leurs institutions. Mahamet Saleh Annadif, représentant permanent de l'UA auprès de l'UE, qui a participé au séminaire, a salué cette initiative de la présidence espagnole et s'est dit très satisfait de la discussion.

Questions à étudier

Tout au long de l'événement, les participants ont discuté de questions sensibles, y compris la paix, la sécurité, les objectifs du Millénaire pour le développement, le changement climatique et l'énergie. Les stratégies de sortie de la crise financière et de promotion des investissements, ainsi que l'intégration du commerce et du marché figuraient également à l'ordre du jour. Un processus de réflexion continu sera entamé pendant la préparation du sommet et les sujets à prendre en considération seront soumis à des modifications au fur et à mesure que l'année progresse. M. Annadif, représentant permanent de l'UA a déclaré: "Nous devons nous évertuer à trouver des sujets qui passionnent les chefs d'État ou de gouvernement. Le sommet de 2007 a été une réussite, car tous les chefs d'État ou de gouvernement souhaitaient participer et tout le monde voulait en faire un succès." Par conséquent, le principal objectif du Comité de pilotage est de développer un programme pour le sommet qui encouragera la participation d'autant de représentants des gouvernements que possible. 

SE M. James D. Kalilangwe, ambassadeur du Malawi en Éthiopie, a déclaré à propos du prochain sommet: "Nous attendons le sommet avec beaucoup d'intérêt, en particulier parce la vision du nouveau président de l'UA est en grande partie reprise dans les huit domaines de coopération entre l'UE et l'Afrique. Nous espérons nous appuyer sur les domaines existants, tels que l'énergie, la paix, la sécurité et le changement climatique et souhaitons apporter une réelle contribution par rapport aux progrès réalisés jusqu'à présent." À cet effet, il faut donner la priorité à la consolidation de la politique existante et à la formation d'un nouveau plan d'action.

Le 27 avril, les ministres des gouvernements européens et africains se rencontreront à Luxembourg. D'ici là, nous devons nous faire une idée plus précise des tâches à réaliser et les discussions peuvent continuer pendant la période qui précède le sommet de novembre.