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Forum des affaires UE-Afrique 2018 lors des Journées européennes du développement « Les femmes dans les affaires : une perspective africaine »

Date de publication: 
08/06/2018

L’atelier de suivi du 6e Forum des affaires UE-Afrique (EABF) s’est déroulé le 5 juin 2018, lors des Journées européennes du développement à Bruxelles. Sous le thème « Les femmes dans les affaires : une perspective africaine », cette séance s’est concentrée sur les femmes entrepreneurs en Afrique. Elle a permis d’aborder les défis rencontrés et les solutions possibles, en mettant l’accent sur les meilleures pratiques à reproduire et à encourager.

Ayant pour objectif de s’appuyer sur les résultats du 6e Forum des affaires UE-Afrique qui s’est tenu à Abidjan (Côte d’Ivoire, 27 novembre 2017), cette session a examiné la manière dont les femmes et les jeunes filles peuvent contribuer de manière sensible à la croissance mondiale et à la création d’emplois dans des secteurs économiques clés pour le continent africain, à savoir l’agriculture et l’agro-industrie, l’économie numérique, les énergies renouvelables et les PME.

La session a été ouverte par Koen Doens, directeur général adjoint pour la coopération internationale et le développement à la Commission européenne, qui a félicité le succès de l’entrepreneuriat féminin, en faisant l’éloge de leur résistance et de leur efficacité en tant qu’agents de changement.

 

Au cours du débat modéré par Luisa Santos, directrice de BusinessEurope, plusieurs questions ont été débattues ouvertement par un panel exclusivement féminin qui comprenait notamment deux femmes entrepreneurs africaines : Yvonne Faye, Directrice générale de ENERGY R et Nafy Diagne, Fondatrice d’Awalebiz. Elles ont partagé leur histoire, les défis perçus, leurs points de vue sur les difficultés rencontrées et les solutions probantes.

 

Le panel comprenait également Lindiwe Zulu, ministre sud-africaine du Développement des petites entreprises, Maria Shaw Barragon, directrice de la Banque européenne d’investissement (BEI), Agnes Kalibata, présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) et Christine Leurquin, vice-présidente des relations institutionnelles et de la communication de la Société européenne des satellites (SES).

   

En discutant des défis économiques de l’Afrique, ainsi que de la nécessité et des moyens pour éliminer les obstacles auxquels se heurtent les femmes, en particulier dans la création d’entreprises en Afrique, les intervenantes ont souligné les points clés suivants :

  • l’égalité des sexes, l’emploi et l’investissement figurent au rang des priorités de l’agenda politique UE-Afrique ;
  • les femmes africaines font preuve de résilience, d’esprit d’entreprise et cherchent à investir davantage dans la prochaine génération que les hommes ;
  • le changement de la mentalité de la société entraînera une croissance inclusive et la création d’emplois ;
  • la numérisation est un excellent moyen d’engager les femmes dans les affaires ;
  • la faiblesse des infrastructures et de la connectivité freine les entreprises africaines.

La commissaire de l’Union africaine à l’économie rurale et à l’agriculture, Josefa Leonel Correia Sacko, a clôturé la session en appelant à une coopération plus étroite entre l’Afrique et l’Union européenne en faveur du développement économique et des infrastructures de l’Afrique et de l’accès des femmes aux secteurs économiques clés du continent.

 

En savoir plus sur le dialogue de suivi du Forum des affaires UE-Afrique (EABF) 2018 :« Les femmes dans les affaires : une perspective africaine »

Rapport sur les temps forts du 6e Forum des affaires UE-Afrique 2017

La session a repris la discussion entamée lors du 6e Forum des affaires UE-Afrique de novembre 2017, qui a rassemblé plus de 1 000 représentants d’entreprises, d’investisseurs et de dirigeants politiques africains et européens. Un rapport sur les temps forts récemment publié présente une vue d’ensemble et une analyse des discussions stratégiques tenues au cours des 30 sessions autour du thème général « Investir dans la création d’emplois pour les jeunes ».