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Mission en Guinée-Bissau (ECOMIB) – ECOMIB I & II

Permettre à la mission en Guinée-Bissau (ECOMIB) d’assurer la sécurité et, à la suite du rétablissement de l’ordre constitutionnel, aider les nouvelles autorités à asseoir leur autorité et leur permettre de relever les défis en matière de sécurité.

La résurgence de tensions politiques entre les institutions a ralenti les progrès indispensables en matière de réformes clés, comme dans le secteur de la sécurité, lancées par les nouvelles autorités après le retour au pouvoir démocratique en 2014. Depuis 2015, la Guinée-Bissau fait face à une nouvelle longue crise politique, dans un contexte d’institutions faibles et d’instabilité politique.

  • Créée en 2012 à la suite du coup d’État, l’ECOMIB a uniquement été financée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) jusqu’à l’introduction d’une demande de financement par la Facilité de soutien à la paix pour l’Afrique (APF) en 2015.
  • Deux conventions de subvention, pour un montant total de 15 196 792 millions d’euros, ont été signées avec la CEDEAO et couvrent respectivement les périodes s’étalant du 16 juillet 2015 au 30 juin 2016 (ECOMIB I) et du 1er juillet 2016 au 31 décembre 2017 (ECOMIB II). Deux prolongations de trois mois sans coûts supplémentaires (initialement, le contrat devait expirer le 30 juin 2017) ont permis de prolonger à deux reprises l’ECOMIB II. Le soutien de l’APF prend principalement la forme de cotisations aux indemnités allouées aux troupes, mais il inclut également une équipe de soutien à la mission composée de comptables afin d’améliorer la gestion financière de l’action.
  • En février 2018, le mandat de l’ECOMIB a été à nouveau renouvelé par les chefs d’État de la CEDEAO. La CEDEAO a demandé de renouveler le soutien de l’APF à la troisième phase de la mission (d’avril à septembre 2018, 5 millions d’euros). Cette demande a été traitée par la Commission.

L’ECOMIB exerce un puissant effet dissuasif, décourageant toute intervention militaire et assurant un environnement sûr et sécurisé. Parallèlement, les chefs d’État de la CEDEAO ont pris part à une médiation ministérielle de haut niveau afin de mettre un terme à l’impasse politique et de garantir la mise en œuvre de l’Accord de Conakry, qui faisait l’objet de négociations.

  • Le principal objectif du soutien de l’UE à l’ECOMIB est de permettre à la mission d’assurer la sécurité et, à la suite du rétablissement de l’ordre constitutionnel, d’aider les nouvelles autorités à asseoir leur autorité et leur permettre de relever les défis en matière de sécurité.
  • Le soutien de l’UE à l’ECOMIB vise à permettre à la mission, en attribuant des indemnités aux troupes, d’effectuer des patrouilles, de garantir la sécurité des institutions et des services de soins de santé à la population ainsi que de soutenir la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité.

L’ECOMIB assure la sécurité et aide les autorités récemment élues à asseoir leur autorité.

Les activités principales comprennent :

  • des patrouilles militaires et policières dans l’ensemble du pays et des discussions avec la population afin de répondre aux problèmes en matière de sécurité ;
  • la protection des maisons et locaux du Premier ministre et de la présidence, le déploiement des escortes militaires aux VIP, ainsi que la protection du bureau de la Commission électorale nationale ;
  • l’octroi d’une aide en matière de soins de santé à la population ;
  • le lancement de la démobilisation, de la reconversion et de la réintégration socio-économique des forces de sécurité et l’élaboration d’un plan de formation pour les forces militaires et policières.

L’effectif total de l’ECOMIB est passé de 681 membres du personnel en uniforme en 2015 à 476 troupes en 2017, notamment les forces de police qui sont passées de 282 à 147. Tout le personnel est originaire de trois pays : le Burkina Faso, le Nigeria et le Sénégal.