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Harmonisation de l’enseignement supérieur en Afrique

© European Union
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Contribuer et apporter un soutien à l’harmonisation des programmes de l’enseignement supérieur et à la création d’un espace africain de l’enseignement supérieur unique, attrayant et compétitif au niveau mondial.

L’expérience acquise en Europe dans le cadre du processus de Bologne témoigne de l’importance des mécanismes d’harmonisation pour garantir la comparabilité des normes et la qualité des diplômes de l’enseignement supérieur entre les pays. Convaincues de l’intérêt et des avantages liés à la transférabilité des qualifications aussi bien pour les étudiants que pour les établissements d’enseignement supérieur, les universités africaines ont engagé un processus similaire avec le soutien de l’Union européenne (UE). Ce projet est financé par le programme d’action annuel 2014 du Programme panafricain financé au titre de l’instrument de coopération au développement (ICD).

         

Le premier objectif spécifique consiste à l’élargissement de l’initiative pilote d’harmonisation et d’ajustement de l’enseignement supérieur, qui s’est déroulée au cours de la période 2011-2013. Il s’agit de la faire passer de 60 à 20 universités et de cinq à sept matières, en établissant de nouveaux programmes d’études, de nouvelles méthodes d’enseignement, d’apprentissage et d’évaluation et des accords conjoints dans les matières enseignées.

Le deuxième objectif spécifique vise à renforcer l’assurance qualité et l’accréditation de l’enseignement supérieur dans le but de faciliter la reconnaissance mutuelle des diplômes universitaires sur le continent et d’améliorer la mobilité intra-africaine des étudiants et des universitaires. Le projet permet également d’améliorer la compétitivité des universités africaines sur la scène internationale.

En vertu de la première composante, l’initiative « Tuning Africa », les programmes d’études ainsi que les méthodes d’enseignement, d’apprentissage et d’évaluation sont examinés afin de mieux refléter les compétences et aptitudes requises pour une discipline donnée. L’initiative couvre 8 domaines thématiques (agriculture, géologie appliquée, ingénierie civile, économie, gestion de l’enseignement supérieur, ingénierie mécanique, médecine et formation des enseignants) et compte sur la participation de 120 universités de 41 pays, ainsi que d’organismes régionaux responsables de l’enseignement supérieur et des étudiants.

En vertu de la deuxième composante, « Harmonisation de l’assurance qualité et de l’accréditation »  (HAQAA), les activités entendent développer un système harmonisé d’assurance qualité et d’accréditation en Afrique, dans le but de faciliter la reconnaissance mutuelle des diplômes universitaires sur le continent et d’améliorer la mobilité des étudiants et des universitaires. Avec le soutien de leurs homologues européens, un groupe de représentants africains des universités et des organismes chargés de la gestion de la qualité et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur développe une compréhension commune ainsi que des normes africaines en matière de certification de la qualité, et consolide une culture de la qualité en Afrique de façon à rendre les universités africaines plus compétitives sur la scène internationale.