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Force multinationale mixte (FMM) de lutte contre Boko Haram

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Contribuer à la restauration d’un environnement sûr et sécurisé dans les territoires du bassin du lac Tchad touchés par Boko Haram (BH), grâce à une coopération régionale accrue.

Le Conseil européen du 9 février 2015 a conclu que la régionalisation accrue de la menace de Boko Haram requiert une réponse collective et globale pour vaincre le terrorisme dans le plein respect des droits de l’homme. La contribution de la Facilité de soutien à la paix pour l’Afrique (APF) a d’abord été annoncée par le haut représentant et vice-président fin 2015. Le soutien de l’Union européenne (UE) par l’intermédiaire de l’APF reflète l’importance accordée par l’UE à la lutte contre Boko Haram et à la coopération régionale mise en place sous la direction de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT).

Le bénéficiaire du projet est la FMM, qui est sous la direction politique de la CBLT et est mandatée par le Conseil pour la paix et la sécurité de l’Union africaine (CPS de l’UA). L’effectif total est d’environ 10 000 membres du personnel en uniforme. Les pays contributeurs de troupes sont le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Nigeria. Le Bénin a déployé 150 soldats supplémentaires. Le quartier général de la force se trouve à N’Djamena (Tchad). La force s’organise en quatre secteurs, chacun disposant de son propre quartier général : Mora (Cameroun) ; Baga Sola (Tchad) ; Diffa (Niger) et Baga (Nigeria). La FMM comprend également une composante civile.

La France et les États-Unis apportent un soutien non financier aux pays contributeurs de troupes de la FMM tandis que le Royaume-Uni a mobilisé 5 millions de livres, qui transitent par la Commission de l’Union africaine (CUA).

Malgré les avancées militaires, les attaques et l’insécurité provoquées par Boko Haram continuent d’avoir de lourdes conséquences sur les populations de la région. On estime à 2,2 millions le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, en raison des violences perpétrées dans l’ensemble du bassin du lac Tchad, sans compter les 206 000 réfugiés.

  • Contribuer à la restauration d’un environnement sûr et sécurisé dans les territoires du bassin du lac Tchad touchés par Boko Haram (BH), grâce à une coopération régionale accrue.
  • Renforcer les capacités de la force multinationale mixte (FMM) afin de coordonner, diriger et mener des opérations multinationales mixtes dans sa zone d’opération en lui offrant les atouts nécessaires (infrastructures, communication, transports, etc.) pour le faire.

Les opérations menées par la FMM ont conduit à des avancées militaires permettant de diminuer la capacité de mouvement de Boko Haram en repoussant le groupe djihadiste dans ses sanctuaires.

Le soutien de l’UE couvre les frais de personnel et les coûts opérationnels/logistiques, qui représentent respectivement 78 % et 21 % du financement de l’UE. La CUA s’est engagée à fournir à la FMM les moyens nécessaires pour permettre à la force de s’acquitter efficacement de son mandat, y compris les infrastructures, les transports aériens et les équipements de communication. Les services médicaux financés par l’UE sont déjà assurés à la force et, le 15 mars 2018, 61 véhicules ont été remis à la force.

L’UA et la CBLT, ainsi que la FMM et ses pays contributeurs de troupes, ont également organisé une série de conférences, qui devraient aboutir à l’adoption d’une stratégie globale régionale de stabilisation, censée orienter la transition d’une approche militaire vers la stabilisation, la reprise et le développement.

Le soutien de l’APF à la FMM fait partie d’une stratégie globale, coordonnée et cohérente de l’Union visant à soutenir la résilience, la stabilisation et la reprise économique dans le bassin du lac Tchad. Jusqu’à présent, plus de 700 millions d’euros ont été mobilisés pour la région du lac Tchad, notamment une aide humanitaire, le Fonds d’affectation spéciale d’urgence, le fonds de stabilisation ainsi que les programmes nationaux et régionaux.