Exploiter la puissance du soleil pour un accès à l’eau potable dans la région du Sahel

Exploiter la puissance du soleil pour un accès à l’eau potable dans la région du Sahel

Victime d’une désertification gagnant chaque jour plus de terrain, la région du Sahel est gravement touchée par la réalité du changement climatique. Pour en atténuer les effets, mais aussi lutter contre la pauvreté et la pollution de manière durable, il est fondamental de tirer profit des avantages offerts par cette abondante source d’énergie qu’est le soleil.

Grâce à l’installation de pompes solaires, financée par l’UE, trois millions d'habitants bénéficient désormais d’un accès à l’eau potable dans la région. La coopération entre le comité permanent interétats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) et les pays partenaires, à savoir le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Tchad, le Niger et la Gambie, a permis aux populations rurales de disposer d'infrastructures d'approvisionnement en eau potable.

La récente crise alimentaire de 2010 a mis en évidence l’urgence de la nécessité d’action dans la région. En effet, selon les estimations de l’UNICEF, 300 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de malnutrition dans le Sahel. À cela s’ajoute la mauvaise qualité de l’eau, qui aggrave l’état de santé de ces populations.

Le programme régional solaire a contribué de manière importante à l’amélioration de ces conditions de vie. En effet, l’installation de pompes solaires sur forage scellé a permis de fournir une eau de meilleure qualité que celle extraite de puits grands ouverts.

Quelque 1 000 installations solaires ont déjà été construites et près de 400 systèmes communautaires ont été mis en place. Ceci permet aux foyers, aux écoles et aux hôpitaux non seulement d'accéder à de l'eau potable, mais également d’être approvisionnés en électricité.

Les bénéfices économiques sont concrets: le secteur de l’énergie photovoltaïque s’est vu renforcé par le projet grâce à la création de 28 nouveaux secteurs d’activité et à la spécialisation d’environ 1 000 personnes.

En plus de lutter contre la pauvreté, le projet respecte les objectifs environnementaux puisqu’il permet une réduction des émissions de gaz à effet de serre.