De l'énergie hydraulique propre et durable pour le Mali, la Mauritanie et le Sénégal

De l'énergie hydraulique propre et durable pour le Mali, la Mauritanie et le Sénégal

Le projet hydroélectrique de Félou exploite l'énergie naturelle des chutes d'eau du fleuve Sénégal afin de produire de l'hydroélectricité à faible coût et à émissions nulles dans une zone qui souffre de pénuries chroniques d'électricité.

L'énergie produite par le projet de Félou contribuera à répondre à la demande croissante. Elle constituera également une alternative à l'électricité produite par les centrales électriques thermiques fonctionnant aux combustibles fossiles, qui est plus coûteuse, tant sur le plan économique qu'au niveau environnemental.
 

Le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, c'est-à-dire les pays de "zone B" du Pool d'énergie ouest-africain (WAPP - West African Power Pool), bénéficieront largement du projet hydroélectrique de Félou. Les sociétés nationales d'électricité de ces trois pays, respectivement l'EDM, la SOMELEC et la SENELEC, ont dû recourir à des délestages ou à de fréquentes coupures de courant intentionnelles pour faire durer un approvisionnement en électricité qui reste inadéquat.
 

Actuellement, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal produisent de l'électricité à teneur en carbone relativement forte. En revanche, le projet de Félou devrait réduire les émissions de gaz à effet de serre d'environ 160,908 t d'équivalent de CO2 (tonnes d'équivalent de dioxyde de carbone) par an.
 

Investir dans l'énergie propre 

Le projet au fil de l'eau, situé à environ 15 km en amont de la ville de Kayes au Mali, exploitera tout au long de l'année le courant puissant du fleuve, qui est en partie retenu par le réservoir de Manantali qui se trouve à 200 km en aval, et tirera profit de la hauteur et de la puissance des chutes d'eau naturelles. Le projet impliquera la rénovation d'un barrage existant, l'installation d'une centrale électrique dotée de trois unités de turbines/groupes générateurs d'une capacité individuelle de 21 MWe, ainsi que la mise en place d'une structure d'admission de l'eau, d'une sous-station et d'une ligne aérienne de transport. La production brute d'électricité devrait atteindre 325 GWh par an.
 

Le projet aura pour conséquence la modernisation des routes d'accès, du centre d'expédition à Manantali et des systèmes de télécommunications gérés par les sociétés nationales participantes.
 

Le coût total du projet avoisinera les 211,5 millions d'euros. Il sera cofinancé par la Banque mondiale, la Banque européenne d'investissement (BEI) et la Société de gestion du barrage de Manantali (SOGEM).