Coopération au désarmement

Coopération au désarmement

La première action panafricaine contre le trafic des armes légères et de petit calibre (ALPC), financée par l'Union européenne, a été officiellement lancée début 2010. Cette initiative sur trois ans soutiendra la paix et la sécurité dans la région en luttant activement contre la prolifération des armes à feu et des explosifs en Afrique.

La première action panafricaine contre le trafic des armes légères et de petit calibre (ALPC) est financée par l'Union européenne via l'instrument de stabilité (IS). Elle allouera 3,3 millions d'euros au Centre régional sur les armes de petit calibre (RECSA) (www.recsasec.org/) afin de renforcer l'action coordonnée pour l'élimination du trafic d'ALPC.
 

L'action vie en particulier à:

  • sensibiliser les institutions nationales et régionales ainsi que la société civile aux aspects juridiques et institutionnels;
  • créer et favoriser des points focaux nationaux afin de développer et de mettre en œuvre des plans d'action nationaux;
  • renforcer la coopération entre les organisations régionales africaines des commissaires de police et les services répressifs nationaux, régionaux et continentaux.

Un comité directeur (comprenant les communautés économiques régionales, les bureaux de coopération régionaux des commissaires de police et d'autres organismes internationaux compétents) a été créé afin de suivre la mise en œuvre du projet.
 

Un contrôle renforcé pour plus de sécurité   

Les armes légères et de petit calibre sont faciles à acquérir et sont utilisées dans les conflits armés par les acteurs étatiques et non étatiques. Bon marché et aisément accessibles, elles sont faciles à utiliser, très mobiles, aisément réparables ou remplaçables et extrêmement mortelles.
 

La plupart des ALPC illicites sont des armes à l'origine fabriquées et commercialisées de manière licite qui, ultérieurement, sont détournées, vendues, distribuées ou, pour nombre d'entre elles, volées dans les arsenaux d'État. Le trafic peut être réduit par:

  • des contrôles gouvernementaux efficaces de leur transport;
  • un contrôle des exportations et des importations;
  • le marquage et le traçage opportuns des armes;
  • une tenue fiable des registres et un stockage sécurisé;
  • la sécurité des stocks;
  • la destruction des armes excédentaires.

79 % de l'ensemble des armes circulant en Afrique sont entre les mains de civils, sapant gravement la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, fragilisant la gouvernance et contribuant à soutenir des nœuds de pouvoir et d'instabilité illégitimes. Le trafic menace également l'efficacité de l'aide au développement et la sécurité du personnel d'aide au développement, et augmente les coûts liés à la livraison et au maintien de cette aide.
 

L'Afrique est le continent qui a souffert et souffre encore le plus des conflits, de l'instabilité et de la déficience des structures de gouvernance. Par conséquent, c'est le continent le plus concerné par les instruments réglementaires nationaux, régionaux, continentaux et mondiaux portant sur les armes à feu.