Connecter le continent africain – Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures

Connecter le continent africain – Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures

L’aménagement d’infrastructures contribue à l’évolution économique et sociale du continent africain. Les investissements dans les domaines du transport, de l’énergie, des services des TIC et de la gestion de l’eau permettent de stimuler le commerce, de réduire la pauvreté et de renforcer l’intégration au niveau régional. Si des études montrent que les investissements en termes d'infrastructures représentaient, avant la crise financière de 2009, la moitié du taux de croissance de 6 % en Afrique, les besoins financiers dans ce domaine restent considérables.

Le Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures (ITF) a été lancé conjointement par la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement (BEI) en 2007 afin de soutenir les efforts de l’Afrique en matière de développement de ses infrastructures, et d’augmenter les investissements de l’UE dans les infrastructures sur le continent africain.

Ce fonds, géré par la BEI, offre un soutien financier à certains projets sous plusieurs formes:

  • des prêts à long terme grâce à une bonification des taux d’intérêts;
  • une assistance technique consistant à financer des études de faisabilité sur les projets éligibles;
  • des subventions directes pour les projets ayant une composante sociale ou environnementale; et
  • des primes d’assurance couvrant les risques liés au lancement des projets d’infrastructures.

Pour être éligibles au financement, les projets d’infrastructures doivent impliquer ou profiter à plusieurs pays et respecter les principes d’appropriation par les Africains et de viabilité à long terme. Dans ce contexte, 47 pays d'Afrique subsaharienne sont éligibles.

Fin 2009, 21 opérations avaient déjà été approuvées ou considérées comme éligibles, impliquant des subventions de plus de 120 millions d’euros. La contribution majeure de l'ITF à plusieurs projets a eu des répercussions économiques et sociales bien au-delà du niveau régional. Ces projets comprenaient entre autres des plans d'interconnexion électrique entre le Bénin et le Togo ainsi qu’entre la Namibie et la Zambie, la connexion d’un câble de fibre optique entre les pays d’Afrique australe et orientale au réseau international de communications (système de câble sous-marin pour l’Afrique de l’EST – EASSy), des aménagements hydroélectriques à Félou, en Afrique de l’Ouest, ainsi que la construction de routes, de voies ferroviaires, d’aéroports et de ports.

L’ITF est l’une des mesures prises par les deux continents pour intensifier leur collaboration dans le domaine des infrastructures dans le cadre du partenariat stratégique sur le commerce, l’intégration régionale et les infrastructures.

En 2009, la Commission européenne a décidé d’augmenter sa contribution de 200 millions d’euros, portant ainsi ses engagements à 308,7 millions d’euros. À cela s’ajoute un montant de 75 millions d’euros engagé par 12 États membres de l’UE.

Ces subventions ont pour but de mobiliser des fonds supplémentaires d’autres donateurs et investisseurs privés. De cette manière, plusieurs institutions financières ou internationales et le secteur privé devraient apporter leur contribution sous la forme de prêts à hauteur de 5 millions d’euros.