Améliorer la santé sexuelle et reproductive

Améliorer la santé sexuelle et reproductive

La piètre santé sexuelle et reproductive étant l'une des principales causes de mortalité en Afrique, les ministres de la santé de 48 pays africains ont élaboré le plan d'action de Maputo afin de garantir "l'accès universel aux services intégrés de santé en matière de sexualité et de reproduction en Afrique d'ici 2015".

Le plan d'action (PA) de Maputo pour la mise en œuvre du cadre d'orientation continental pour la promotion des droits et de la santé en matière de sexualité et de reproduction en Afrique (2007-2010) est l'aboutissement d'une session spéciale de la conférence des ministres de la santé de l'Union africaine, réunis à Maputo (Mozambique) en septembre 2006.

Ce plan reconnaît les liens entre le statut des femmes, la santé reproductive et le développement social et économique, soulignés pour la première fois au niveau international par la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) convoquée par l'ONU au Caire (Égypte) en 1994.

Il présente la coopération Sud-Sud comme une stratégie clé visant à atteindre les objectifs de la CIPD et les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Neuf domaines d'activités ont été arrêtés:

  • intégrer la lutte contre le VIH, les infections sexuellement transmissibles (IST), le paludisme et les droits et la santé en matière de sexualité et de reproduction (SDSR) dans les soins de santé primaires (SSP);
  • renforcer les services de SDSR et de lutte contre les IST et le VIH/SIDA ciblant les communautés;
  • repositionner la planification familiale comme stratégie essentielle pour réaliser les OMD;
  • repositionner des services de SDSR adaptés aux jeunes personnes en tant que principale stratégie pour la responsabilisation, le développement et le bien-être des jeunes;
  • réduire l'incidence des avortements à risques;
  • accroître l'accès aux services de maternité sans risque et de survie de l'enfant de qualité;
  • accroître les ressources consacrées aux services de SDSR, conformément à la déclaration d'Abuja sur le VIH/SIDA, la tuberculose et autres maladies infectieuses (2001), qui prévoit l'allocation d'au moins 15 % des budgets nationaux à la santé;
  • assurer la sécurité des produits de santé génésique et sexuelle; et
  • élaborer des mécanismes de suivi, d'évaluation et de coordination.

Les représentants de l'Union africaine et de la Commission européenne collaborent avec les autorités régionales, les gouvernements nationaux, la société civile et les partenaires internationaux afin de mobiliser des ressources et de défendre des politiques et des stratégies visant à atteindre ces objectifs.

Résultats

Des résultats significatifs ont été obtenus, les ministres africains ne se contentant pas d'adopter le plan mais s'efforçant également d'atteindre ses objectifs. Vingt-deux pays au moins ont rédigé des feuilles de route pour la santé maternelle et des nouveau-nés et cinq autres sont en cours d'élaboration.

Plusieurs pays font état de progrès dans le renforcement des liens entre la SSR et le VIH/SIDA, la mise en œuvre et l'élargissement de la planification familiale, l'adoption de législations de protection des femmes contre la violence et la criminalisation des pratiques nuisibles aux femmes.

Cependant, la mise en œuvre du plan varie d'un pays à l'autre et d'un objectif à l'autre, principalement du fait des ressources financières et humaines limitées, ainsi que de la concurrence entre les ressources et les besoins.

Il faut donc redoubler d'efforts afin d'atteindre les objectifs globaux. La Commission européenne collabore avec les pays de l'Union africaine et les partenaires internationaux afin que les gouvernements réaffirment et poursuivent leur engagement au terme du plan actuel.