2ème déjeuner-colloque: Afrique-UE Dialogue et Négociations dans les Forums Mondiaux

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2ème déjeuner-colloque: Afrique-UE Dialogue et Négociations dans les Forums Mondiaux

Mardi, 10 Décembre, 2013

Le second déjeuner-colloque sur l’avenir des relations entre l’Afrique et l’UE, organisé par la Commission européenne/DG EuropeAid, a abouti à la formulation de toute une série de recommandations pertinentes sur la façon dont les deux continents peuvent coopérer avant et pendant les négociations multilatérales, de façon à relever les futurs défis internationaux.

Le séminaire a réuni 50 participants – représentants d’ambassades africaines, d’États membres de l’UE, d’organisations internationales, d’instituts de recherche, de la société civile et du secteur privé. Françoise Moreau, chef de l’Unité « Partenariat Afrique-UE » à la Commission européenne, a inauguré l’événement avec un discours sur la valeur ajoutée et la faisabilité de positions communes aux deux continents sur des questions de dimension internationale, comme le changement climatique, le programme pour l’après- 2015 et les Objectifs de développement durable (ODD). 

Les discours éclairés de Mme Connie Hedegaard, commissaire européenne en charge de l’action pour le climat, et du Dr Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), ont lancé des débats ouverts, innovants et prospectifs. S.E. l’ambassadeur Mxolisi Nkosi, chef de la mission de l’Afrique du Sud auprès de l’UE, le Dr Alex Vines, directeur de recherche à la Chatham House et M. José Manuel de Morais Briosa e Gala, conseiller spécial du président Barroso pour les questions africaines et du développement dans le contexte du G8 ont ensuite enrichi le débat en proposant des pistes pour nouer des alliances profitables aux deux continents dans le cadre des négociations multilatérales. 

Les discussions ont fait émerger une série de constats et de recommandations :  

  • L’Afrique et l’Europe partagent de nombreux intérêts communs dans les négociations internationales sur le climat : les besoins de développement et de financement de l’Afrique seront pris en compte mais il est capital que tous les pays de la planète prennent des engagements contraignants dans ce domaine lors de la Conférence de l’UNFCCC qui aura lieu à Paris en décembre 2015. Compte tenu de l’importance du changement climatique pour l’Afrique, cette question devrait figurer en bonne place dans l’ordre du jour du Sommet et de la déclaration des chefs d’État et de gouvernement  en avril 2014;

  • L’Afrique et l’Europe doivent aplanir leurs principales divergences  si l’Afrique et l’Europe parvenaient à se mettre d’accord sur une même vision des  responsabilités communes mais différenciées avant ou pendant les négociations multilatérales, celles-ci verraient leurs chances de succès augmenter considérablement. D’importantes « questions en suspens », comme les accords de partenariat économique, ont tendance à avoir une influence négative sur la volonté de parvenir à des compromis dans d’autres domaines politiques faisant l’objet de négociations internationales;   

  • Le partenariat doit s’ouvrir à la « nouvelle Afrique »: il importe bien sûr de préserver les principes et objectifs du partenariat mais la façon dont les continents se perçoivent mutuellement doit considérablement changer. L’Afrique évolue rapidement comme le montre le processus Vision 2063. Ce n’est qu’ensemble que l’Afrique et l’UE réussiront à influencer les constellations du pouvoir qui se modifient un peu partout dans le monde et à mettre en place les conditions favorables à une croissance économique durable et inclusive ;   

  • Un partenariat solide entre l’Afrique et l’UE n’est pas une option, c’est la seule voie possible : compte tenu de la proximité géographique des deux continents, des besoins futurs de l’Europe de migrants suite à son vieillissement démographique et aux formidables atouts de l’Afrique en termes de ressources naturelles et de croissance démographique, un partenariat politique solide et opérationnel entre les deux continents voisins s’avère essentiel pour leur prospérité mutuelle ;  

  • Nouer des coalitions pour des négociations « win-win » dans les enceintes internationales exige un engagement politique à haut niveau : avant les négociations internationales, des dialogues ministériels réguliers doivent permettre de parvenir à des positions communes profitables aux deux continents.   

  • Ouvrir la voie: « des coalitions de bonnes volontés » entre groupes de ministres africains et européens et/ou d’« ambassadeurs JAES » peuvent être des mécanismes concrets pour parvenir à des résultats utiles dans les enceintes internationales.   Ces « noyaux de pairs » peuvent être mis progressivement en place dans le domaine du changement climatique, des négociations sur un cadre pour l’après-2015, de la paix et la sécurité et d’autres domaines  d’intérêt commun ;   

  • Mettre en place des garanties d’investissement et des instruments de partage du risque pour être compétitifs sur le marché africain :   L’aide publique diminue. Il faut donc développer d’autres sources d’assistance, notamment des capitaux-investissements et des investissements privés pour lutter contre le changement climatique et relever d’autres défis planétaires ;

  • Améliorer la cohérence des cadres politiques à l’échelon international :  l’UE pourrait, par exemple, améliorer l’efficacité de ses actions en intégrant davantage les mesures de lutte contre le changement climatique dans ses politiques de développement ; 

  • Mettre l’accent sur le changement climatique lors du prochain sommet Afrique-UE :   le changement climatique doit figurer en bonne place à l’ordre du jour de ce sommet ou être évoqué en marge de celui-ci par les ministres africains et européens en charge du changement climatique.  

 

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