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Université panafricaine: un enseignement supérieur d’excellence

Université panafricaine: un enseignement supérieur d’excellence

Développer et conserver des ressources humaines de renommée internationale dans des domaines essentiels au développement africain implique de renforcer les liens entre les universités du continent. L’université panafricaine travaille à la création et à la mise en réseau de centres de connaissance régionaux, qui viseront à tirer profit de l'expérience et des ressources intellectuelles des meilleures universités africaines. Le réseau sera officiellement lancé les 13 et 14 décembre 2011 à Addis-Abeba, en Éthiopie.

«L’université panafricaine représente l’aboutissement d’efforts en vue de revitaliser l’enseignement supérieur et la recherche en Afrique et de remettre l’enseignement universitaire africain en haut de l’agenda du développement de l'Afrique», explique Beatrice Njenga, directrice de la division «Enseignement» de la direction des ressources humaines, de la science et de la technologie de la Commission de l’Union africaine. «Elle symbolisera l’excellence dans chaque domaine d’enseignement et de recherche, encouragera la mise en réseau et la collaboration dans ces domaines à travers tout le continent, et créera des liens stratégiques avec quelques-unes des plus grandes universités et certains des plus importants centres de recherche en dehors de l’Afrique.»

Ce réseau aura pour autre effet positif d’améliorer la mobilité des chercheurs et des étudiants sur le continent.

Cinq réseaux thématiques régionaux sont en train d’être créés. Chacun est représenté par un centre thématique portant sur des domaines universitaires spécifiques et relié à des «campus satellites», situés dans différents pays africains.

«Il s’agit d’un réseau humain reposant sur la création de centres de convergence. Chaque centre a sa propre spécialité», commente Harry De Backer, ministre conseiller à la délégation de l’UE auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba.

Les cinq domaines clés, sélectionnés sur base de leur pertinence et des disparités croissantes qu’ils présentent en Afrique, sont:

  • la science, la technologie et l’innovation;
  • l’eau et l’énergie;
  • les sciences de la vie et de la terre;
  • les sciences de l’espace;
  • la gouvernance et les questions liées.

Ces disciplines seront développées par cinq instituts d’enseignement supérieur sélectionnés dans les cinq régions géographiques du continent: Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est, Afrique centrale et Afrique australe.

Les premiers centres à être lancés seront: le campus des sciences de la vie et de la terre à l’université d’Ibadan, au Nigeria; le campus des sciences fondamentales, de la technologie et de l’innovation à l’université d’agriculture et de technologie de Jomo Kenyatta, au Kenya; et le campus de la gouvernance et des sciences humaines et sociales de l'université de Yaoundé I, au Cameroun. La localisation des campus des sciences de l’espace ainsi que de l’eau et l’énergie doit encore être décidée.

Les campus proposeront un enseignement et des activités de recherche de niveau postuniversitaire, et permettront un échange et une diffusion accélérés des résultats de recherche au sein des réseaux.

Cette initiative aura un impact transversal sur les différents objectifs fixés dans le cadre du partenariat Afrique-UE. «Ce réseau aura un impact sur chaque partenariat entre l’UE et l’Afrique», insiste Harry De Backer, indiquant que la constitution d'une équipe élargie d'Africains hautement qualifiés permettra d'apporter des réponses plus efficaces aux défis de développement sur le continent africain.

Différents acteurs et projets pour soutenir l'initiative

L’université panafricaine bénéficie de plusieurs sources de financement, parmi lesquelles les pays hôtes, l'Union africaine et les «principaux partenaires thématiques», à savoir, des agences internationales ou des pays développés offrant un soutien financier et des services de coordination.

Une fois en état de marche, le réseau aura la possibilité de postuler pour des financements, des activités de renforcement des capacités, des bourses de mobilité ou des aides à la recherche auprès de sources de l'UE, comme les programmes Erasmus Mundus, Edulink, Nyerere et de recherche européenne.

Le processus révisé d’Arusha sert de cadre à l’université. «La convention d’Arusha est une convention régionale africaine de reconnaissance mutuelle des diplômes et certificats universitaires, semblable au processus de Bologne», explique Beatrice Njenga. L’objectif est de créer un espace d’enseignement supérieur en Afrique.

Visitez le site web d'université panafricaine.

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