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Des instituts régionaux au service de la compétitivité mondiale – l’université panafricaine

Les sciences, la technologie et l’innovation sont parmi les thèmes prioritaires

La science et la technologie sont des éléments clés du développement futur de l’Afrique. En janvier 2007, les chefs d’États ou de gouvernement de l’UA ont déclaré que 2007 allait marquer le lancement des progrès de la science, de la technologie et de l’innovation en Afrique. L’université panafricaine (UPA) a été créée par la Commission de l’UA en réponse à ce consensus politique grandissant.

L’UPA a pour objectif de rendre l’enseignement supérieur africain plus compétitif au niveau international, tout en répondant aux conditions spécifiques à l’Afrique. Pour ce faire, il est nécessaire de capitaliser sur l’expérience et les ressources intellectuelles des meilleures universités africaines et de les utiliser pour créer des pôles régionaux de connaissances. Ses principaux objectifs seront de:

  • promouvoir la science et la technologie en Afrique et d’optimiser la qualité des centres de recherche et des établissements d’enseignement supérieur;
  • accélérer le partage de résultats et de données via des réseaux africains et internationaux;
  • accroître la mobilité des chercheurs et des étudiants;
  • offrir de meilleurs programmes de master, de doctorat et de post-doctorat;
  • donner aux scientifiques et aux chercheurs les outils nécessaires pour répondre aux défis de développement auxquels l’Afrique fait face; et
  • lutter contre la «fuite des cerveaux».

Cinq domaines thématiques clés correspondant aux besoins de l’Afrique ont été identifiés:

  • sciences fondamentales, technologie et innovation;
  • eau et énergie, y compris le changement climatique;
  • sciences de la terre et de la vie;
  • sciences spatiales;
  • gouvernance et sciences humaines et sociales.

Ces disciplines seront développées par une sélection de cinq établissements supérieurs situés dans les cinq régions géographiques du continent: Afrique du Nord (à définir), Afrique de l’Ouest (Nigeria), Afrique de l’Est (Kenya), Afrique centrale (Cameroun) et Afrique du Sud (à définir). Les établissements tisseront des liens avec un certain nombre d’institutions reconnues dans l’enseignement supérieur et la recherche dans toute l’Afrique. Avec la création d’un réseau basé sur des structures existantes, l’UPA pourra augmenter l’efficacité de toutes les institutions du réseau en termes de résultats.

Les institutions participantes doivent répondre à des critères ambitieux de qualité. Parmi ceux-ci: une expertise dans les domaines thématiques prioritaires, la participation à des partenariats internationaux et à des activités communes de recherche, un niveau élevé de sélection pour l’admission des étudiants, la présence d’un système de gestion de la qualité ainsi que suffisamment d’infrastructures et de personnel.

Les activités de l’UPA seront soutenues par les principaux partenaires thématiques internationaux, qui fourniront une formation spécialisée. La mobilité du personnel s’est améliorée grâce à la stratégie de l’UA pour l’harmonisation de l’enseignement supérieur en Afrique, ainsi qu’au mécanisme africain d’évaluation de la qualité. La reconnaissance mutuelle des diplômes et d’autres qualifications pour l’enseignement supérieur est garantie via la convention d’Arusha, ainsi qu’au niveau régional par des instruments comme le CAMES et l’IUCEA.

L’UE soutient les initiatives telles que l’UPA dans le cadre de son partenariat avec l’UA sur la migration, la mobilité et l’emploi. L’enseignement joue un rôle clé à cet égard. La Commission européenne soutient la mobilité des étudiants et les jumelages entre les établissements d’enseignement supérieur d’Europe et d’Afrique à travers plusieurs programmes, dont Erasmus Mundus, Tempus et EDULINK.