Des experts africains et européens s’accordent sur le besoin de protéger davantage les droits des femmes migrantes et des travailleurs domestiques
Nairobi a accueilli les 10-11 mai 2012 une réunion technique sur les droits des migrants: Les femmes migrantes et les travailleurs domestiques. Des experts des États africains et européens, de la société civile et d’organisations internationales, ont partagé leurs points de vue et pratiques sur les droits des migrants, avec un accent particulier sur les droits des femmes migrantes et des travailleurs domestiques.
La réunion a été organisée dans le cadre du projet d'appui au Partenariat Afrique-UE MME mis en œuvre par un consortium de trois organisations: ICMPD, l'IDEP et FIIAPP.

La réunion était co-présidée par la Commission européenne et l'Union africaine (CUA). Dans sa déclaration liminaire, M. Daniel Plas, chef des affaires sociales et de l'environnement à la délégation de l'Union Européenne (UE), a rappelé aux participants que les migrants domestiques sont parmi les plus vulnérables en raison de la relative invisibilité de leur travail dans les ménages. M. Plas a expliqué que le cadre juridique de l'UE vise à simplifier les règles et de fournir un cadre similaire pour tous les migrants en situation régulière, et a réitéré l'objectif de l'UE de soutenir la protection des droits des migrants dans les pays de transit.
Lors de sa présentation sur les droits des migrants sur le continent africain, M. Olabisi A. Dare, chef de la division Affaires humanitaires, Réfugiés et Personnes déplacées au sein de la CUA, a présenté les divers cadres politiques pertinents pour la protection des droits des migrants. Il a rappelé aux participants les droits consacrés dans la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples et a exhorté les États membres de l'UA à enregistrer les enfants réfugiés et à appliquer les instruments internationaux de protection.
Les diverses présentations et discussions qui ont eu lieu au cours des deux journées ont permis aux participants d'échanger points de vue et pratiques sur la meilleure façon de protéger les droits des migrants et, en particulier, les femmes migrantes et les travailleurs domestiques. Les recommandations qui ont été faites, ont inclus la nécessité de mieux cibler les politiques par le biais de recherches plus poussées et d’une sensibilisation des autorités compétentes.
La nécessité de mettre en place un cadre de protection juridique adéquat est apparue comme centrale, ainsi que la contribution que les acteurs sociaux et la société civile peuvent y jouer. La ratification des conventions internationales pertinentes, telles que la convention de l'OIT sur les travailleurs domestiques est une première étape. Assurer la mise en œuvre effective de ces instruments reste souvent une difficulté. Un tel cadre devrait inclure un contrôle du travail des agences de recrutement ainsi que des actions visant à informer les migrants sur leurs droits. Cela peut être fait à travers des campagnes de sensibilisation, des centres d'information dans les deux pays d'origine et de destination, et les services consulaires.
La question de l'accès aux droits sociaux et la portabilité des prestations de pension a également été abordée, ainsi que les diverses actions qui peuvent être prises pour renforcer l'impact que les femmes migrantes peuvent avoir sur le développement de leur pays d'origine, y compris par le biais d'un meilleur accès aux services financiers.
Les documents de la réunion sont disponibles ci-dessous. Le rapport de la réunion sera disponible sous peu.
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