Développement humain

Développement humain

Objectifs

Au titre du partenariat Afrique-UE, l’objectif stratégique de ce domaine de coopération consiste à mieux gérer la mobilité des personnes et à promouvoir les connaissances et le développement du capital humain, ainsi que les sociétés et les économies fondées sur les compétences, notamment en renforçant les liens entre l’éducation, la formation, la science et l’innovation.

Les principaux domaines de coopération et les objectifs spécifiques comprennent:

  • le renforcement de la coopération entre les communautés scientifiques, la création de programmes de recherche universitaire conjoints et le développement d’un partenariat de recherche et d’innovation à long terme et conjointement financé centré sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle;
  • la promotion d’une mobilité de haute qualité pour les étudiants, les boursiers et les chercheurs africains et européens, ainsi que le soutien au développement de centres d’excellence en Afrique et
  • l’encouragement des synergies entre la migration et le développement, c.-à-d. en réduisant les coûts de transfert de fonds et en impliquant davantage la diaspora, une meilleure organisation de la mobilité des travailleurs, ainsi qu’une meilleure coopération dans la lutte contre le trafic d’êtres humains et la migration clandestine, et la collaboration internationale en matière de protection et d’asile.

Exemples d'activités

Science, technologie et innovation (STI)

  • D’importants efforts ont été réalisés pour renforcer la coopération entre les communautés scientifiques africaines et européennes, notamment en promouvant la collaboration africaine dans le programme Horizon 2020 de l’UE pour la recherche et l’innovation lancé en 2014.
  • Grâce au 7e programme-cadre (7e PC), l’UE a financé près de 600 projets de recherche coopérative impliquant des chercheurs européens et africains qui ont notamment collaboré sur des questions liées à la santé, à la sécurité alimentaire, au changement climatique et à l’énergie. Cette initiative a rassemblé près de 1 300 participants issus de 45 pays africains.
  • Le dialogue politique de haut niveau UE-Afrique (DPHN) sur les STI est un partenariat à long terme conjointement géré et financé sur la recherche et l’innovation. La «Feuille de route vers un partenariat UE-Afrique en matière de recherche et d’innovation conjointement financé et centré sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’agriculture durable» a été adoptée lors de la 3e réunion des hauts fonctionnaires du DPHN UE-Afrique, qui s’est tenue à Addis-Abeba en avril 2016.
  • La deuxième phase des subventions de recherche de l’Union africaine a été adoptée pour un montant de 17,5 millions d’euros au titre du programme panafricain. Elle fournit un financement à la Commission de l’Union africaine pour lui permettre d’organiser des appels à propositions pour des projets de recherche collaborative.
  • Un financement de 20 millions d’euros a également été convenu en 2014 au titre du programme panafricain afin de prolonger l’initiative AfricaConnect. Cette dernière suit le modèle utilisé pour connecter le réseau central européen de recherche et d’éducation GEANT aux autres régions du monde. Son objectif global est la création, le développement et l’utilisation de réseaux régionaux de communication en matière d’éducation et de recherche, ainsi que d’une connectivité internet à haute capacité qui permette une collaboration globale dans le domaine de la recherche.
  • Depuis 2008, les Prix scientifiques Kwame Nkrumah de l’UA bénéficient également d’une aide du programme de soutien de l’UA.

Plus d’informations: RINEA

Coopération en matière d’enseignement supérieur

  • Près de 157 universités d’Afrique ont été impliquées dans les partenariats du Programme de mobilité universitaire intra-ACP qui organisent la mobilité à travers l’Afrique subsaharienne pour près de 1 600 étudiants en master et doctorat et membres du personnel universitaire. Un programme de suivi d’un montant de 20 millions d’euros, le programme de mobilité universitaire intra-africain, lance de nouveaux appels en 2016 et 2017 qui visent l’ensemble du continent. L’UE soutient également le programme de système de bourses Mwalimu Nyerere de l’UA.
  • Un programme de 5 millions d’euros a été adopté en 2014 pour favoriser l’harmonisation des programmes d’enseignement supérieur en Afrique. Il s’appuie sur deux initiatives liées: l’initiative Mise au point et harmonisation, à laquelle participent 107 universités de 42 pays, et la mise en place d’un cadre panafricain d’assurance de la qualité et d’accréditation pour l’éducation.
  • Des activités de coopération sont également organisées dans le cadre d’autres actions (Erasmus +, Marie Skłodowska-Curie, etc.). Ainsi, 2 545 étudiants et membres du personnel universitaire d’Afrique profitent de la mobilité au sein de l’UE au titre de la nouvelle action de mobilité internationale de crédits Erasmus+; environ 2 000 étudiants d’Afrique ont bénéficié de bourses pour les cours de master Erasmus Mundus; 65 boursiers africains ont pris part aux doctorats conjoints Erasmus Mundus et 230 universitaires africains ont enseigné des cours de master Erasmus Mundus.

Coopération en matière de mobilité, de migration et d’emploi

  • Le Sommet de la Valette (11-12 novembre 2015) a rassemblé les dirigeants africains et de l’UE qui ont conjointement convenu d’un certain nombre de mesures concrètes et opérationnelles sur la migration en adoptant deux documents principaux: 1) une déclaration politique soulignant la détermination des parties de mettre en place des partenariats plus solides sur la migration aux niveaux national et régional dans l’esprit du partenariat, de la propriété et de la responsabilité partagée; 2) un plan d’action identifiant les actions prioritaires réparties en cinq rubriques: 1. les avantages de la migration pour le développement et les sources des problèmes à traiter; 2. la migration légale et la mobilité; 3. la protection internationale et l’asile; 4. la prévention et la lutte contre la migration clandestine, le trafic de migrants et d’êtres humains et 5. les progrès en matière de régime des retours et les accords de réadmission.
  • Le Fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique a été lancé lors du Sommet de La Valette sur la migration en 2015. Il vise à favoriser la stabilité dans les régions pour relever les défis de la migration clandestine et du déplacement des personnes. Il contribue aussi à une meilleure gestion de la migration. Il s’attaque aux causes profondes de la déstabilisation, du déplacement et de la migration clandestine, en promouvant des opportunités économiques et équitables, la sécurité et le développement. Le Fonds fiduciaire compte trois fenêtres d’exploitation dans la Corne de l’Afrique, le Sahel et la région du lac Tchad, ainsi que le Nord de l’Afrique. En mai 2016, la Commission européenne a approuvé un total de 50 projets d’une valeur de 730 millions d’euros, sur l’allocation initiale de 1,88 milliards d’euros.
  • Le dialogue Afrique-UE sur la migration et la mobilité (DMM) bénéficie d’un soutien spécifique par le biais d’un programme de 18,5 millions d’euros au titre du programme panafricain. Il vise à améliorer la gouvernance de la migration et de la mobilité en Afrique et entre l’Afrique et l’UE. Il se concentre également sur la protection des droits des migrants. Sa mise en œuvre repose sur trois éléments interconnectés: a) le dialogue Afrique-UE et la coopération sur la migration et la mobilité; b) le renforcement des capacités, y compris les fleurons et les STA et c) le soutien à la diaspora africaine, y compris une plateforme commune.