Développement et croissance durables et inclusifs et intégration continentale

Développement et croissance durables et inclusifs et intégration continentale

Objectifs

Au titre du partenariat Afrique-UE, l’objectif stratégique de ce domaine de coopération entre l’Afrique et l’Europe consiste à stimuler la croissance économique qui permet de réduire la pauvreté, à créer des emplois décents et à intégrer le potentiel entrepreneurial des personnes, en particulier les jeunes et les femmes, et ce, de manière durable. Il comprend le soutien au développement du secteur privé, des petites et moyennes entreprises, ainsi qu’une aide au processus d’intégration continentale, notamment par le développement accéléré des infrastructures, l’énergie, l’industrialisation et les investissements.

Les principaux domaines de coopération et les objectifs spécifiques comprennent:

  • la promotion de l’intégration continentale et du commerce, ainsi que l’engagement du secteur privé en tant que partenaire essentiel du développement;
  • l’engagement pour développer un climat ouvert, transparent et prévisible pour les investissements;
  • une meilleure coopération entre les systèmes statistiques européen et africain dans la création d’un service statistique de qualité, étant donné que les décisions d’investir ou de développer de nouvelles politiques doivent s’appuyer sur des données fiables et comparables;
  • une meilleure coopération en matière de questions fiscales internationales afin d’élargir la mobilisation des ressources intérieures et de lutter contre les flux financiers illicites en adoptant une meilleure coopération conforme aux principes de transparence, d’échange d’informations et de concurrence fiscale équitable;
  • la réduction des frais de transport et la stimulation du commerce intra-africain en rendant les couloirs de transports régionaux durables, sûrs et fiables;
  • les progrès vers les objectifs 2020 de la coopération Afrique-UE sur l’énergie;
  • une gestion durable et efficace des ressources en eau, en renforçant les institutions et les préparatifs liés aux investissements dans les infrastructures hydrauliques à usages multiples;
  • la mise en place de conditions favorables et d’environnements propices aux TIC mis à disposition des citoyens, des autorités publiques et des entreprises, notamment des PME;
  • une transformation durable de l’agriculture et son développement pour créer des perspectives, des emplois et des opportunités de revenus pour les petits exploitants, notamment pour les jeunes et les femmes issus des zones rurales, et la création d’emplois tout au long des chaînes de valeur agricoles en développant l’agro-industrie et les activités apportant de la valeur ajoutée;
  • le développement d’approches communes efficaces vis-à-vis des objectifs nutritionnels en tant qu’éléments importants de résilience en renforçant les systèmes d’information et les outils d’analyse qui soutiennent le processus national de prise de décision;
  • la promotion des cadres de la gouvernance foncière qui contribuent à améliorer l’efficacité, l’équité et la gérance environnementale;
  • l’encouragement d’une augmentation juste, intrarégionale, interrégionale et globale des produits agricoles,
  • l’amélioration de la recherche sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’agriculture durable.

Exemples d'activités

Investissement et commerce

  • Les négociations d’un APE avec l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique australe ont été conclues en juillet 2014. Elles ont abouti en octobre 2014 avec la Communauté d’Afrique de l’Est.
  • Cinq forums des affaires UE-Afrique (EABF) ont été organisés entre 2006 et 2014. Depuis lors, quatre Ateliers de suivi des EABF ont eu lieu en Afrique (Nairobi, Addis-Abeba) et en Europe (Bruxelles). Le Forum des affaires UE-Afrique (EABF) fait partie intégrante de la Stratégie conjointe Afrique-UE (JAES) en apportant les points de vue des entreprises aux dirigeants européens et africains sur les questions essentielles relatives aux relations des deux continents.
  • Un programme de 6,8 millions d’euros a été lancé en 2015 au titre du programme panafricain afin d’élaborer des statistiques harmonisées au niveau panafricain et comprenant le soutien à la création d’un Institut panafricain des statistiques (StatAfric).
  • Une aide de 7,5 millions d’euros pour la Zone continentale de libre-échange africaine (ZCLE) a été convenue en 2015. Elle se compose d’un soutien direct aux négociations, d’une expertise technique à l’Unité de soutien de la ZCLE, et d’études techniques.

Agriculture

  • Entre 2011 et 2014, l’UE a engagé plus de 2 milliards d’euros pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’agriculture durable en Afrique.
  • En 2014, le soutien continental et régional à l’agriculture, par le biais de différents programmes, représentait un montant total de 360 millions d’euros, en plus des programmes agricoles et de sécurité alimentaire au niveau national.
  • Au cours de la période 2014-2020, plus de 30 délégations Afrique-UE ont placé la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’agriculture durable comme le secteur prioritaire de leur programme indicatif national.
  • Depuis les années 1960, l’UE soutient le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA) en promouvant un secteur de l’élevage durable sur le continent. Suite à une campagne très réussie menant à l’éradication de la peste bovine en Afrique, l’UE poursuit sa coopération via différents programmes tels que «Live 2 Africa» (19 millions d’euros), récemment adopté et destiné à renforcer la capacité systémique des parties prenantes du secteur de l’élevage aux niveaux national, régional et continental.
  • Le dialogue politique de haut niveau UE-Afrique (DPHN) sur les STI est un partenariat à long terme conjointement géré et financé, et centré sur la recherche et l’innovation. La «Feuille de route vers un partenariat UE-Afrique en matière de recherche et d’innovation conjointement financé et centré sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’agriculture durable» a été adoptée lors de la 3e réunion des hauts fonctionnaires du DPHN UE-Afrique, qui s’est tenue à Addis-Abeba en avril 2016.
  • La deuxième phase des subventions de recherche de l’Union africaine a été convenue pour un montant de 17,5 millions au titre du programme panafricain. Elle apporte un financement à la Commission de l’Union africaine pour qu’elle puisse organiser des appels à propositions pour des projets de recherche collaborative centrés sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’agriculture durable.

Infrastructure

  • Des efforts considérables ont été réalisés dans le cadre du partenariat Afrique-UE pour l’énergie (PAEE), mis en place en 2007. Le PAEE est un cadre à long terme pour le dialogue stratégique entre l’Afrique et l’UE destiné au partage de connaissances, à la mise en place des priorités politiques et au développement de programmes communs sur les principaux défis et questions liés à l’énergie.
  • Associant des prêts à long terme et des subventions, le Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures créé en 2007 a accordé plus de 110 subventions à des projets d’infrastructure, pour un montant total de plus de 8,5 milliards d’euros. La nouvelle Facilité d’investissement pour l’Afrique étend son mandat afin de répondre aux besoins de développement de l’agriculture et du secteur privé, en particulier les PME.
  • L’initiative de financement ElectriFI a été lancée en 2015 (durant la COP21) pour soutenir les investissements en matière d’électrification qui mèneront à de nouvelles et meilleures connexions et qui favoriseront la flexibilité.
  • Depuis son lancement en 2010, le Programme de coopération Afrique-UE dans le domaine des énergies renouvelables (RECP) soutient le gouvernement africain et les organisations régionales pour développer leurs marchés de l’énergie renouvelable. Différents programmes énergétiques contribuent à atteindre les objectifs 2020 du Partenariat Afrique-UE pour l’énergie. Par exemple: le Programme de coopération dans le domaine des énergies renouvelables (RECP), la Facilité d’atténuation du risque géothermique (GRMF), le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), entre autres. Pour des informations plus détaillées: rapport sur l’état du PAEE 2016.
  • Un programme de 7 millions d’euros, «le Programme UE-Afrique de soutien aux infrastructures», a été lancé en 2014 pour contribuer à la mise en œuvre efficace du programme JAES 2014-2017 relatif aux infrastructures dans les domaines de l’énergie, de l’eau, des transports et des TIC. Ses objectifs spécifiques consistent à garantir une coordination horizontale et sectorielle dans ce domaine en adoptant un seul point de départ.
  • L’UE contribue à hauteur de 8 millions d’euros à la troisième étape du Programme de politiques de transport en Afrique (SSATP), qui consiste en un partenariat international qui comprend notamment 40 pays africains, 8 Communautés économiques régionales, la Commission de l’Union africaine et des organisations du secteur public et privé. Géré par la Banque mondiale, le programme soutient les politiques des pays africains et les stratégies destinées à promouvoir le transport durable.