Démocratie, bonne gouvernance et droits de l'homme

Démocratie, bonne gouvernance et droits de l'homme

Objectifs

Au titre du partenariat Afrique-UE, l’objectif stratégique de ce domaine de coopération consiste à garantir un environnement transparent, démocratique et responsable dans le respect des droits de l’homme et de l’État de droit, pour contribuer à réduire les situations de fragilité, à favoriser la stabilité politique et la gouvernance efficace, et à permettre un développement et une croissance durables et inclusifs.

Les principaux domaines de coopération et les objectifs spécifiques comprennent:

  • l’amélioration de la coopération en matière de gouvernance démocratique sur les deux continents;
  • le soutien aux missions d’observation des élections menées par l’Union africaine dans les pays concernés et la coordination avec celles de l’UE;
  • la défense des droits de l’homme en Afrique et en Europe, la lutte contre l’impunité aux niveaux national et international, et la protection des droits de l’homme sur les deux continents;
  • l’amélioration du dialogue entre les institutions des droits de l’homme des deux continents, en incluant les Institutions nationales des droits de l’homme;
  • le développement de la coordination et de la coopération au Conseil des droits de l’homme des Nations unies et dans les autres forums internationaux et
  • le soutien à la mise en œuvre complète de l’architecture africaine de gouvernance et au travail réalisé par ses différents organismes, y compris leur indispensable coordination.

Exemples d'activités

Droits de l’homme

  • Un programme ciblé de 5 millions d’euros a été lancé en 2014 au titre de l’IEDDH afin de soutenir la capacité et la coordination des Institutions nationales des droits de l’homme (INDH).
  • Un programme d’un montant de 10 millions d’euros intitulé «Renforcer le système africain des droits de l’homme» a été adopté en 2015 au titre du programme panafricain. Son objectif est de contribuer à un environnement transparent, démocratique et responsable dans le cadre de l’Architecture africaine de gouvernance par l’intermédiaire de la Commission africaine et de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, du Parlement panafricain et du Comité africain sur les droits et le bien-être de l’enfant. Il bénéficie d’un apport supplémentaire de 1,5 millions d’euros destinés aux mécanismes spéciaux de la Commission africaine.
  • Une contribution de 11 millions d’euros au programme conjoint FNUAP-UNICEF pour lutter contre les mutilations génitales féminines a été adoptée en 2015, avec l’objectif d’accélérer l’abandon de cette pratique préjudiciable en Afrique.

Observation des élections

  • L’UE a soutenu l’UA dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une méthodologie d’observation à long terme en l’aidant à renforcer ses capacités, en lui apportant des formations et en améliorant ses outils d’observation des élections. Elle lui a également fourni une aide financière pour les missions d’observation déployées à long terme. Les États membres de l’UE ont également appuyé le renforcement des capacités de l’Unité pour la démocratie et l’assistance électorale de l’UA en l’aidant à recruter du personnel.
  • Depuis 2007, 49 missions électorales de l’UE ont été déployées en Afrique (souvent en collaboration avec des observateurs de l’UA et des Communautés économiques régionales).
  • En 2014, l’UE a adopté un programme de 6,5 millions d’euros destiné à soutenir l’UA dans le développement de ses capacités en ressources humaines et de sa base méthodologique en organisant et en déployant des équipes d’observation des élections à long terme conformes aux normes internationales.

Gouvernance

  • L’UE a lancé en 2015 un appel à propositions d’un montant de 20 millions d’euros pour les organisations de la société civile (OSC), afin de mettre en œuvre et de surveiller de manière plus efficace les instruments juridiques continentaux, et d’améliorer leur participation dans les processus continentaux de prise de décision. 
  • Un «programme panafricain de gouvernance financière» de 11 millions d’euros a été adopté en 2014 pour favoriser l’harmonisation des approches et mettre en place des normes relatives aux systèmes financiers publics grâce aux organisations panafricaines actives dans les quatre domaines du cycle budgétaire: Politique fiscale et administration (ATAF), Réformes budgétaires (CABRI), Audit externe (AFROSAI) et Contrôle législatif (AFROPAC).